• Tommy Gaudet

Speech d'Intro du Mercronspi 36 - le déni et la victimologie, 2021-06-09

Dernière mise à jour : juin 17

En clip: https://youtu.be/4_yj43R4iFw Faque voilà. 1815 personnes à la manif super importante de la Marche de ceux qui pensent que ça va trop loin mon corps mon choix sois alerte sois sûr pas de panique je sais quoi faire.

1815. et tout le gratin gourou s’est impliqué, en a fait la promo, en a parlé durant leurs homélies respectives. Il n’y a aucune raison de ne pas considérer ce chiffre comme très représentatif du paysage provincial d’encultés: ils sont beaucoup moins qu’ils ne le croient et parle tellement fort et souvent que ça donne l’impression contraire. Faut dire aussi que ça fait un cosme très intéressant à regarder évoluer; et que comme les plus vulnérables sont de plus en plus protéger contre le virus, on a de moins en moins de raison de se retenir de rire.

Je veux aujourd’hui axer mon speech sur deux paradigmes indispensables à toutes bonnes dérives idéologiques croisées plus souvent ces temps-ci qu’avant.

1 - le déni. C’est assez facile dans le cadre du complotisme de nier tout ce qui ne fitte pas avec nos croyances. La réponse est toujours la même: c’est toute des manipulations de Big Whatever. Ainsi, malgré le fait qu’ils étaient 1815 à la marche de samedi, les plus croutés, comme JJ ‘Gourou alpha qui a fait de Val David en entier sa secte’ Crevecoeur et Mel ‘moi quand je censure c’est pas de la censure’ Goyer, pourront continuer à invoquer un très imaginaire point de bascule vers lequel la population tendrait. Point de bascule qui va emmener le peuple duquel ils se revendiquent à finalement mettre fin à la dictature… Le déni se manifeste optimalement au sein d’une cage à échos hermétique. C’est pourquoi plusieurs croutés conspis ont fièrement fait le ménage dans leurs RS cette semaine, bloquant allègrement toute personne ayant une question ou un point un peu divergent. D’autres s’effacent tout simplement, comme Alexis qui démagogise une peur d’assassinat vu qu’il ferait peur au Deep State... Il ne faut pas se leurrer: il en va de la plus solide des dissonances cognitives. Si le déni n’est pas en santé, si la cage à échos a des percées, alors faudra faire face au fait qu’on se trompe peut-être; qu’on est néfaste pour nos concitoyens depuis longtemps. Et il n’est pas question de ressentir ça. Ergo, on censure en criant à la censure, on créé des pochettes idéologies hermétiques en criant à l’ouverture d’esprit et on reste des guerriers de la lumière éveillé qui ont perdu leurs amis. Des réactions prévisibles, simples et humaines. Dans le cadre des dérives, le déni est un paradigme qui n’incombe pas qu’au complotisme, et tous les paradigmes sont très difficiles à changer… Condoléances à ceux qui ont perdu un proche au profit de cette manière de penser, il y a des ressources et vous n’êtes pas seuls… M’a y revenir.

2 - la victimologie. Rapidement, quand on a des idées marginales, voire déviantes, on se retrouve seul et en manque de mots pour bien expliquer notre pensée. Comme on nie tout ce que les autres admettent, on est rapidement dépourvu de manière et de moyen pour passer nos idées sans avoir l’air de tenter de convaincre les autres de l'existence du Père-Noel ou des pédo-sataniste adrénochromé. C’est pour ça que les termes ‘t’as qu’à faire tes recherches en ligne’ reviennent souvent. Parce que la personne est prise au piège entre ses idées qui ne dépendent que de sa foi et le consensus qui dépend de la majorité, En sommes, la victimologie est une réaction face au processus qui veut que la #réalitay de chacun est stoppée par la réalité collective. Devant cette absence de lien possible entre les deux, la victimologie est la manière la plus humaine et prévisible de répondre… Tout le monde est contre moi vu que personne pense comme moi… Ça aussi c’est un paradigme; soit un cadre au sein duquel existent toutes les infos que nos sens nous envoient.

Il n’y a pas vraiment de solution face à ces deux modes de pensées indispensables à toutes bonnes dérives. Je souhaite toute la patience du monde à tous les proches de gens pris de dérives conspies. J’en profite encore pour remercier le Gros Big Love du fait que personne dans mes proches ou ma famille ne soit tombé dans le piège de ces modes de pensées… Pour les autres, il y a des ressources. Checkez Cons’aide sur Facebook, des bénévoles appliqués supervisés par des gens hautement scolarisés qui sauront vous diriger vers les ressources appropriées ou simplement écouter sans jugement votre trop plein.

Mais d’une manière ou d’une autre, soyez patients. Soyez tous patients et gentils avec les gens pris de dérives. Ici on tente de focuser sur les gourous et de repousser les idées que ces gourous font vivre, mais un quidam sur Facebook, retenez-vous d’être méchant ou de vous mettre à plusieurs dessus.

Au final, si la pandémie se termine tranquillement, va rester un sacré gros dossier à régler: la désinformation et le simple fait que c’est le boss de la fin et la dernière chose qui nous sépare d’un semblant d’utopie construite à hauteur d’humain. On a entendu toute notre vie que l'information était ce qui vallait le plus cher, ce qui était le plus puissant. On a compris avec la pandémie à quel point c'était vrai, que ça agissait dans notre vie de tous les jours et que fallait agir. La civilisation va survivre et s’améliorer via un consensus fort, pas via des citoyens souverains Dunning-Krugerisés à l’égoïsme vibratoire justifié par des sources dans leur coeur.

Faque merci à la page des amis de Xavier Camus, merci aux Illuminés, à Ménage du Dimanche et Club Conspi, merci à l’Observatoire et à C’est normal au Québec: y’a encore du dense pour vous aujourd’hui alors qu’Amélie Paul fait parler plus que jamais, Mel Goyer est sur tous les fronts, c’est que la super importante marche de ceux qui trouvent que ça va trop loin s’est déroulée en fin de semaine, classique estivale de la LMM sur laquelle on va longuement s’étendre ce soir. Charles-Olivier poursuit son indispensable sit-in à Québec, Annie Dufresne choisit le dark side, Audrey Sancensure fait des siennes, Marc-Alain a des opinions, Alexis a peur du vide (tsé, victimisation…), Guzzo est rendu sur ma liste noire, Zurlu se fait crisser dehors sous plusieurs angles, la Fondation a besoin de cash, Amalega retourne à l’école et, en glorieux Ciné-Conspi, 37 minutes avec la plus saucée de toutes les ex infirmières du monde: Véronique Bénard Vibratoire. Mais je crois que le bout qui va nous ‘plaire’ le plus, c’est que Jacinthe s’est lancée en humour conspi! 2 capsules en une semaine que je vais découvrir avec vous.


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